L'inquiétant tournant religieux des populistes euro-américains

n

 

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

 

15 partages  la publication de Flores Magon.

Isolationniste, anti-écologiste, ultra-conservateur, anti-immigration, programme flou, les américains vont quand même pas donner les clefs de la maison blanche à ce milliardaire populiste ????! #Sueursfroides

Lecture du matin... malheureusement toujours d'actualité

  

L'inquiétant tournant religieux des populistes euro-américains

 

Un hoax de l'extrême droite américaine, décortiqué dans le Guardian "Why the far right believes a US civil war will start on Saturday". C'est cette amérique de la haine, qui a voté pour Trump.

 

L'inquiétant tournant religieux des populistes euro-américains

Par Nadia Marzouki , Chargée de recherche au CNRS et professeur invité à la Kennedy School de Harvard. et Duncan McDonnell, Professeur associé à La School of Government and International Relations de l’université de Griffith, à Brisbane, en Australie — 4 novembre 2016 à 18:25

 

Donald Trump, le 1er novembre, lors d'un meeting dans le Wisconsin. 

 

De Orbán à Trump, on assiste à une instrumentalisation croissante du phénomène religieux comme véritable marqueur ethnique et identitaire. Une monstruosité politique qui est donc loin d’être purement américaine.

  •  

    L'inquiétant tournant religieux des populistes euro-américains

«Levez la main si vous n’êtes pas un conservateur chrétien.» C’est ainsi que Donald Trump prenait récemment son public à partie lors d’un meeting dans l’Iowa. Lorsque quelques personnes levèrent la main, il interpella le reste de l’auditoire : «On les garde dans la salle ? Allez, on les garde…»

Cet épisode illustre bien les efforts de Trump pour apparaître comme un fidèle chrétien. Depuis le début de la campagne, il prétend jouer le rôle de sauveur. Sa mission est de défendre le peuple chrétien contre toutes sortes de menaces, notamment celle que représentent les musulmans auxquels il faudrait interdire l’entrée aux Etats-Unis.

Trump n’a rien inventé…

Rire ou s’épouvanter de la dernière sortie du «Donald» est devenu le passe-temps favori des Européens. Pourtant, cette monstruosité politique est loin d’être purement américaine. Trump n’a, d’une certaine façon, rien inventé. L’instrumentalisation de la religion par la droite populiste dans les démocraties occidentales n’est pas nouvelle. Comme nous le montrons dans l’ouvrage que nous venons de publier avec Olivier Roy, Saving the People ? How Populists Hijack Religion, cela fait des années que les leaders populistes européens qui semblent avoir inspiré Trump utilisent la religion pour déterminer qui fait partie ou non du bon peuple. Aujourd’hui, la standardisation et la synchronisation des populismes européens et américains offrent une image inquiétante de la condition des démocraties occidentales.

La rhétorique de la droite populiste parodie plus qu’elle ne promeut le discours religieux. Elle promet au «peuple» une rédemption morale et met en garde contre le risque de damnation. Pour les populistes, le peuple, toujours vertueux, est doublement menacé, par, en haut, les élites libérales corrompues et, en bas, par une série d’«autres» dangereux, en particulier les musulmans.

Au-delà de l’apocalypse

Mais les populistes d’extrême droite ne se contentent pas de prêcher l’apocalypse. Ils offrent aussi à leurs adeptes le salut et la disculpation. Ils leur disent qu’ils ne sont en rien responsables des crises que traverse le pays. Au contraire, ces citoyens irréprochables sont les victimes des élites et des «étrangers». Soutenir un chef populiste, c’est donc une condition nécessaire pour qu’un peuple cesse de devenir une victime passive et qu’un pays «redevienne grand» comme dirait Trump.

Surtout, la religion des populistes n’est pas une affaire de foi ou de valeur, mais un marqueur identitaire qui permet de distinguer ceux qui peuvent être inclus de ceux qui doivent être exclus de la communauté politique. C’est ce qui permet de comprendre pourquoi les évangéliques de droite votent pour Trump, alors que son style de vie n’a rien de religieux.

Il faut comprendre ce soutien dans le contexte d’une polarisation politique telle que l’adhésion à un parti relève aujourd’hui plus d’une logique d’adhésion tribale que d’une préférence rationnelle. Comme l’explique le sociologue Philip Gorski, «le trumpisme est une forme séculière de nationalisme religieux». La religion y fonctionne, comme dans tous les populismes de droite que nous avons examinés, comme un marqueur ethnique et identitaire. Robert P. Jones suggère de même dans son livre sur la fin de l’Amérique blanche chrétienne que le soutien au nationalisme religieux de Trump exprime une nostalgie pour l’Amérique des années 1950, celle d’avant les droits civils, l’égalité de genre et le mariage homosexuel.

C’est dans cette perspective aussi qu’on peut expliquer l’importance du thème de la menace islamique dans la campagne de Trump, dans un pays où les musulmans ne représentent qu’à peine 1% de la population globale. Là encore, Trump a reproduit presque mot pour mot le script des populistes européens. Pour ceux-ci comme pour Trump, la culture nationale est réduite à une série de codes et de symboles qui servent de marqueurs identitaires. La Ligue du Nord en Italie, l’UDC en Suisse ou le Parti de la liberté en Autriche ont tous fait campagne contre la construction de mosquées et de minarets. Ces partis affirment que les mosquées menacent l’intégrité du territoire de la communauté autochtone.

Les idées d’invasion, d’infiltration, de complot et de remplacement sont devenues des lieux communs du répertoire populiste euro-américain. On a vu aussi se propager l’argument selon lequel l’islam n’est pas une religion, mais plutôt un code militaire et juridique, une idéologie politique qui est sous-jacente à un plan de conquête des démocraties libérales occidentales. C’est ce qu’affirme Geert Wildersdepuis des années. Pauline Hanson a inclus cet argument à sa campagne électorale en Australie cette année.

Entre discours mainstream et populistes

Bien qu’extrêmes, ces arguments lancés par la droite populiste sont devenus très courants dans les débats publics. Un cercle vicieux s’est mis en place par lequel les discours mainstream et populistes s’alimentent réciproquement. Comme l’affirme le politologue Cas Mudde, nous vivons de plus en plus clairement dans un zeitgeistpopuliste, où la religion tout comme la culture sont réduites à des modalités d’appartenance.

Des voix s’élèvent parmi les autorités religieuses et les théologiens pour résister à cette instrumentalisation du religieux. Le théologien évangélique Miroslav Volfrappelait dans un entretien récent que le christianisme est une affaire de foi, et de défense du bien commun et de valeurs. A ce titre, il affirme que la vision du monde d’Hillary Clinton «est plus en phase avec la foi chrétienne que celle de Donald Trump».

Plutôt que de s’indigner des provocations du candidat républicain comme s’il s’agissait d’un phénomène purement américain, reflétant la prétendue bigoterie de l’électorat évangélique local, il importe de s’interroger sur le double processus de formatage qui s’affirme sous nos yeux : celui des discours populistes européens et américains, qui se servent tous de la religion comme d’un marqueur identitaire ; et celui des discours populistes et mainstream.

On assiste ainsi, sous l’influence de la droite populiste, à une instrumentalisation croissante de la religion dans le discours politique occidental pour exprimer l’appartenance et non la croyance, pour défendre la chrétienté et non le christianisme, pour exclure et non pour inclure. Le défi, pour ceux qui tiennent aux démocraties séculières occidentales, sera de briser ces murs, réels et symboliques, que les populistes euro-américains, de Orbán à Trump, veulent construire à tout prix.

Saving the People ? How Populists Hijack Religion, co-dirigé par N. Marzouki, D. McDonnell et Olivier Roy, a été publié par Hurst en Europe et par Oxford University Press aux Etats-Unis.

Nadia Marzouki Chargée de recherche au CNRS et professeur invité à la Kennedy School de Harvard. , Duncan McDonnell Professeur associé à La School of Government and International Relations de l’université de Griffith, à Brisbane, en Australie

 

Hate in Trump's America

Fault Lines examines the rise of hate in the United States and the toll it is taking on communities across the country.

01 Nov 2017 11:11 GMT RacismUnited StatesDonald Trump

 

 

Dans la première semaine après que Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine, les United States ont vu une forte augmentation des crimes de haine et des personnes attaquées en raison de leur race, leur appartenance ethnique ou leur religion.

Les Haïtiens dans le collimateur de Trump

Le président américain a abrogé le statut de protection accordé par son prédécesseur aux habitants de l’île, réfugiés, après le tremblement de terre de 2010.

Manifestation d’immigrés haïtiens contre l’abrogation du TPS, à Manhattan, le 21 novembre.

Manifestation d’immigrés haïtiens contre l’abrogation du TPS, à Manhattan, le 21 novembre. EDUARDO MUNOZ / REUTERS
 

« Une cible facile »

La décision du gouvernement américain a été formulée par la secrétaire au département de la sécurité intérieure (DHS), Elaine Duke, quelques jours à peine après l’annonce de la suppression du TPS pour les 5 306 Nicaraguayens et 1 048 Soudanais qui en bénéficiaient. Le cas des Honduriens a été reporté de six mois et à une date ultérieure pour les Salvadoriens, qui représentent au total 348 559 personnes.

Aucun texte alternatif disponible.

1 partage la publication de Flores Magon.

De plus en plus de migrants tentent de rejoindre le Canada à pied depuis les États-Unis

- Le climat politique hostile aux réfugiés créé par l'élection de Donald Trump aux États-Unis pousse de nombreuses personnes, notamment des familles, à braver la neige et le froid pour tenter de gagner le Canada en passant par les zones rurales.

«Il y a eu de tout temps des passages», souligne le représentant au Canada du HCR, Jean-Nicolas Beuze. Mais sans chiffres officiels récents, la question est «de savoir si ce phénomène est en train d'augmenter dans des proportions importantes ou tout à fait acceptables».Pratiquement tous «se sont débrouillés seuls» grâce à «l'information disponible sur Internet, donc sans avoir nécessairement besoin d'avoir recours à un passeur»

«Quand j'ai su que le service de l'immigration me cherchait» aux États-Unis, «j'ai décidé de tenter ma chance et de demander l'asile au Canada», racontait à l'AFP au début du mois de février un Somalien, aux côtés de certains compagnons ayant les doigts gelés sous des bandages

«La plupart d'entre eux étaient en transit aux États-Unis, en provenance directe de leur pays d'origine avec, pour différentes raisons, un visa valide pour les États-Unis.»

Yéménites, Soudanais, Syriens ou Turcs, la majorité sont des familles et «a priori des gens qui avaient une bonne raison de quitter leur pays avec de fortes chances d'être reconnus comme réfugiés».

Pour le représentant du HCR, ces personnes entrent donc dans la catégorie des «réfugiés» car «elles risquent la persécution dans leur pays d'origine». Tous témoignent de leur peur de rester aux États-Unis, avec le risque d'être expulsés à tout moment vers leur pays d'origine.

De plus en plus de migrants tentent de rejoindre le Canada à pied depuis les États-Unis

Conséquence : Migrants illégaux au Canada : le syndicat national des douaniers lance un cri d’alarme : L’immigration irrégulière à la frontière nord des Etats-Unis demeure un phénomène « explosif ».


Près de 19 000 personnes, en majorité haïtiennes, ont franchi illégalement la frontière terrestre entre les Etats-Unis et le Canada entre janvier et novembre, selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC). La plupart ont emprunté de petites routes hors des postes-frontières du Québec, comme le chemin Roxham, selon une filière désormais bien établie. Leur objectif étant d’obtenir l’asile au Canada et échapper ainsi à la menace d’expulsion brandie par le président Donald Trump.
 

« On n’a encore rien vu, estime Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat canadien des douanes et de l’immigration, en critiquant la gestion du dossier par le gouvernement canadien. Le gouvernement a répété que tout était sous contrôle alors qu’il improvise et continue à minimiser la situation. Nous avons réclamé de nouvelles ressources, mais nous n’avons rien eu, alors que l’année 2018 risque d’être explosive. »
 

En novembre, Ottawa a annoncé vouloir accueillir un million de migrants d’ici trois ans. Il s’est empressé de rappeler que le quota de réfugiés sera limité à 43 000 en 2018, 45 650 en 2019 et 48 700 en 2020.
 

Jewish community centres in the US hit by wave of bomb threats http://aje.io/e5ac

La Maison Blanche a condamné le 1er mars 2017 l'attaque "motivée par une haine raciste" contre deux ressortissants indiens la semaine passée dans le Kansas, à l'issue de laquelle une des victimes était décédée et l'autre avait été blessée, un fait divers qui avait créé l'émoi jusqu'en Inde.

» Lire aussi - Amnesty s'alarme des «discours de haine» portés par certains dirigeants

Après des critiques soulignant que Donald Trump n'avait pas condamné cette attaque, perpétrée par un homme blanc qui aurait crié "Sortez de mon pays" au moment de tirer sur ses victimes, une porte-parole de l'exécutif américain a dit que M. Trump pourrait revenir sur ce fait divers lors de son discours devant le Congrès mardi soir, et qu'il condamnait la violence.

What's the future of US for-profit immigrant detention?

Punishment is profitable, detaining immigrants

nFault Lines - Full Episodes - Al Jazeera America 1 / 26 

READ MORE 

What's the future of US for-profit immigrant detention?


★Enquete Exclusive 2017 qui veut gagner des migrants
 

 

 
 Des enfants terrifiés à l'idée de se noyer dérivent en ce moment même sur des épaves rouillées en pleine Méditerranée, fuyant la guerre et la faim.







Seulement un mauvais rêve ?
Surveillance au bénéfice de grands groupes industriels/ Monitoring the benefit of large industrial groups

LIRE AUSSI:

» Devant une assemblée juive, Donald Trump flirte avec l'antisémitisme

Pourquoi nous détestent-ils ? - citoyenactif

  1. Accueil -  Etats Unis -  Donald Trump, Père Noël des entreprises américaines cnikos

A voir : n Seulement un mauvais rêve ? - l'indigné révolté , Xénophobie bussiness Créé le vendredi 27 octobre 2017, Un œil sur vous, citoyens sous surveillance" ARTE, Créé le vendredi 26 juin 2015 , 2017 qui veut gagner des migrants Par Enkolo dans Accueil le 27 Octobre 2017

Seulement un mauvais rêve ? - Indigné Révolté

L'empire TrumpTrump et la NRALe gouvernement TrumpAu coeur de la Maison Blanche - Citoyenactif

21 décembre 2017 IDIOCRACY

place Tiananmen , DESIR ET BESOIN D'INSURRECTION , Les gouvernements sont les gardiens des riches .... le pouvoir est maudit, c'est pourquoi je suis anarchiste  - Enkolo

×