la Ghouta orientale

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Flores Magon

2 h · 

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Source  : Flores Magon 

Victimes des bombardements depuis plusieurs jours, les habitants de la Ghouta orientale, cette enclave rebelle près de la capitale syrienne, vivent dans la terreur, cloitrés dans des sous-sols et des abris.

 

Alors qu'un médecin a fait état de cas de suffocation, de nouvelles accusations d'attaque chimique ont été lancées par un groupe rebelle qui a pointé du doigt le régime, mais Moscou, allié indéfectible de Damas, a réfuté ces allégations.

 Syrie.

Depuis dimanche 18 février, contre cette enclave, où vivent encore 400.000 personnes, au moins neuf civils ont été tués vendredi en Syrie dans les bombardements du régime sur la Ghouta orientale, enclave rebelle à l'est de Damas, a annoncé une ONG quelques heures avant un vote à l'ONU sur une possible trêve humanitaire. Depuis dimanche, plus de 550 civils, dont près d'une centaine d'enfants, ont été tués dans les raids aériens et les tirs d'artillerie menés par le régime de Bachar al-Assad dans la Ghouta orientale selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. L’ONU a décrit une situation humanitaire “hors de contrôle” et a appelé à l’arrêt immédiat des frappes.  Les récits qui émergent de cet enfer sont à glacer le sang. Des femmes enceintes sont extirpées des décombres. Des corps d'enfants sont transportés dans les morgues. Dans les hôpitaux, d'autres enfants en pleurs cherchent leurs parents. Et d'autres parents effarés se précipitent en quête de leur ...

 

 Syrie : l'interminable supplice de la Ghouta orientale - YouTube

Syrie. “La situation humanitaire dans la Ghouta orientale est totalement hors de contrôle” Publié le 20/02/2018 - 18:39</

Russia's President Vladimir Putin had ordered the ceasefire from 9am-2pm (7:00-12:00 GMT) on Tuesday, as air strikes and ground operations killed more than 550 civilians in the last eight days, according to the Syrian Observatory for Human Rights (SOHR).

Aurore Lami a partagé un lien dans le groupe Les Anarchistes d'age mur mais pas encore gâteux.

23 février, 06:37 · 

Syrie : « La Ghouta orientale est un autre Srebrenica », « le massacre du XXIe siècle » LEMONDE.FR

Les combats se poursuivaient, mardi, dans cette enclave où sont toujours assiégés quelque 400.000 habitants.

Elle gémit. C'est tout ce qu'elle parvient encore à faire. Dans cet hôpital improvisé dans un sous-sol, la jeune mère de famille syrienne se penche sur le corps de son fils, accroché entre la vie et la mort. «J'attends qu'il meurt, pleure-t-elle… J'étais en train de faire du pain quand le toit lui est tombé sur la tête.» Elle s'interrompt, ravale un sanglot. Dans un dernier soupir, son enfant s'est éteint. Désormais, elle hurle: «Il avait faim. Mais il est mort affamé. Au moins, il aura de quoi manger au paradis!» La scène, filmée par téléphone portable, résume en un seul cri le sort des quelque 400.000 habitants de la Ghouta: bombardés, endeuillés, humiliés jusqu'à leur mort.

Mardi matin, le ciel s'est officiellement tu, sur décision de la Russie: une trêve quotidienne de cinq heures - de 9 à 14 heures - pour évacuer les civils et acheminer de l'aide dans cette banlieue de Damas assiégée par le régime depuis cinq ans.

 Selon une ONG et l'agence syrienne Sana des raids ainsi que des tirs de roquette sont en cours dans la Ghouta orientale malgré l'entrée en vigueur ce mardi d'une trêve humanitaire quotidienne décrétée par Moscou.

According to al-Ahmed, Russia did not provide a guarantee or a "trusted third party" to help evacuate the injured out of the area.

«On ne peut faire confiance ni à la Russie, ni au régime, nous sommes habitués à leur trahison»

Abou Mazen, un habitant de Douma

"How could people trust Russia – the same people bombing us – with assisting in the safe evacuation of the injured?" he said. "There is huge contradiction."

Selon des habitants de la Ghouta orientale, dernière poche de résistance au régime de Bachar el-Assad aux portes de la capitale, la décision de Moscou était de la poudre aux yeux. «La Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours», assure à nouveau à l'AFP Samer al-Bouydani. «Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter (la Ghouta) avec ma famille (à travers les couloirs). Si j'accepte de sortir, (le régime) m'enrôlera immédiatement dans l'armée pour combattre d'autres Syriens», regrette-t-il. Un autre résistant, Abou Adnan, abonde en ce sens: «Cette trêve n'a pas de sens, c'est une proposition vouée à l'échec», lâche-t-il à l'AFP, avant d'ajouter: «Les Russes font désormais partie de la bataille, nous ne pouvons pas leur faire confiance».

No 'safe corridors' 

The truce was supposed to establish "safe corridors" to facilitate the evacuation process, but activists say there has been no attempt at doing so.

La pause humanitaire est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 9H00 et 14H00 locales, sur ordre de Moscou, l'allié du régime syrien. Elle intervient alors que le régime syrien, soutenu par la Russie, a lancé le 18 février une offensive d'une intensité rare ayant fait plus de 560 morts parmi les civils, dont plus de 140 enfants. Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses quelques 400.000 habitants subissent, bombardements et pénuries de nourritures et de médicaments.

Nearly 400,000 civilians are trapped as Syria's government pounds the rebel-held Eastern Ghouta district with air raids and artillery. On Tuesday morning, a five-hour "humanitarian pause" called by Russia came into effect to allow civilians to evacuate the area. Here is what is happening - and why:

Les civils ont le choix entre mourir sous le feu du régime et supplétif de Damas ou de la famine, ou partir pour et se retrouver de nouveau sous les balles des belligérants.... Il n'y a aucun endroit sur pour la population civile De la #Ghoutaà #Afrin, arrêt des ingérences étrangères, arrêt des bombardements. Départ de toutes les forces et milices étrangères ( #Russie#Iran#gardien de la révolution, mercenaires russes, milices chiites, de la #Turquie ) Tout les siupplétifs de Bachar el Assad qui entretiennent le conflit au lieu de le stopper. La #Russie de #Poutine s'oppose à un cessez-le-feu humanitaire en #Syrie. #Poutine aime bien exterminer peinard."humanitaire" ne fait pas partie de son vocabulaire. Anna Politkovskaïa a été assassinée pour avoir révélé les crimes de guerre de l'Armée Russe en #Tchétchénie.. https://t.co/d0lQHLPRvM La Tchétchénie a été le laboratoire pour la Russie, avant de l'exporter en Syrie. #Déni #CrimeContrelHumanité

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Assiégée depuis 2013, la région et ses quelque 400.000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. Cette accalmie relative intervient dans un contexte de nouveaux soupçons sur l'usage par le régime d'armes chimiques. Dimanche soir, 14 cas de suffocation, dont celui d'un enfant, qui est décédé, ont été rapportés par l'OSDH, après un bombardement du régime.

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« Le drame de la Ghouta nous rappelle que l’heure des brutes a sonné en Syrie »

Le chercheur Matthieu Rey fait valoir, dans une tribune au « Monde », la « fatigue de l’opinion » de se soucier des autres.

LE MONDE | 27.02.2018Par Matthieu Rey (chargé de recherche à l'Institut de recherches et d'études sur les mondes arabes et musulmans, CNRS)

Tribune. Le récent déclenchement des bombardements aériens sur la Ghouta orientale de Damas, pour désespérant qu’il soit, ne surprend guère. Il n’est que la suite logique des entreprises répressives menées par le régime d’Assad à l’encontre des zones dans lesquelles la population, un jour, a osé défier son ordre. Nulle surprise donc que son sort soit commun à celui d’Alep… Le gigantisme de la violence qui ne fait que débuter, faite de pilonnages incessants avant une probable action terrestre, qui elle-même s’accompagnera de toutes les horreurs possibles, ne peut guère surprendre. Non seulement la Ghouta est aux portes de Damas, la capitale, mais, de plus, elle a su résister à la famine, à l’humiliation et aux multiples coups portés depuis 2011…

La vengeance sera froide, calculée et implacable. Tout cela n’apporte rien de nouveau, si ce n’est de faire bondir des statistiques que nul ne commente vraiment ni même ne comprend. Que serait un demi-million de personnes assiégées, réduites à la famine, pilonnées, et prochai­­nement massacrées, violées et torturées dans les hécatombes syriennes ?

 

Apolitisation du discours

D’autres discours ont émergé. Ils portent sur le respect des Etats à pratiquer une souveraineté les rendant maîtres de vie et de mort sur leurs sujets ; ils portent sur la complexité et l’imbroglio des enjeux internes et externes. Ils se parent des vertus du réalisme, du pragmatisme pour éviter la morale, catégorie de plus en plus suspecte aux yeux d’opinions fatiguées de se soucier des autres… surtout quand ces derniers sont loin de nos frontières.

Cette fatigue des opinions, couplée à la montée en puissance de la violence la plus pure telle que nous le rappelle le drame de la Ghouta, souligne simplement qu’une nouvelle ère s’est levée et qu’en Syrie a sonné l’heure des brutes. Son émergence n’est pas nouvelle et serait à chercher quelque part dans les années 1990. L’ordre qui en émane suit de nouveaux principes...

Elle a "condamné de la manière la plus ferme" la situation dans cette zone kurde dont la Turquie a pris le contrôle dimanche, près de deux mois après le début de l'offensive. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), quelque 250.000 civils ont fui les violences à Afrine et des dizaines d'autres ont été tués, ainsi qu'environ 1.500 combattants kurdes.

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La quasi-totalité de la classe politique allemande, y compris des personnalités influentes de parti conservateur de Mme Merkel, avait condamné les agissements turcs, un allié clé au sein de l'Otan. Par ailleurs, Mme Merkel a aussi condamné une nouvelle fois les "épouvantables" pilonnages syriens sur la Ghouta orientale, avec l'aide de la Russie.

La communauté kurde d'Allemagne a critiqué ces derniers jours le gouvernement allemand mais aussi l'Europe pour son absence de réactions faces aux exactions présumées commises par le Turquie à Afrine. L'Allemagne, qui abrite quelque 3 millions de Turcs ou personnes d'origine turque, entretient des relations compliquées avec la Turquie, les deux pays ayant multiplié les crises et les disputes depuis près de deux ans. Elle craint aussi une importation sur le territoire allemand du conflit turco-kurde.

Depuis le début de l'année, une trentaine d'établissements, notamment religieux, de la communauté turque ont été vandalisés ou incendiés. La police soupçonne des attaques de groupuscules kurdes mais aussi de l'extrême droite. En représailles, Ankara a convoqué mi-mars l'ambassadeur allemand pour lui transmettre des "avertissements nécessaires".

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21 février 2018 la Ghouta orientalela Goutta Orientale - Indigné révolté

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