Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique

 

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nArctique, la conquête glacial

Le paradoxe de notre époque L'achèvement de la plus haute tour du monde repoussé à 2019, qVoici les 10 plus hauts gratte-ciel qui atteindront leur sommet en 2017 :  Chaleur record dans le monde en 2016

C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Victor Hugo

 

puits de petrole en feu

Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

"Des trucs abjects et manipulations de l'info, c'est la période. Après le mieux pour trouver des éléments de discours et se faire une idée est encore sur la page pro-aéroports:"

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Aller consommer , dormir, votez quand cela les arrange.... L'avenir incertain, on le laisse à la prochaine génération.

 

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Avec une belle unanimité, les observateurs interrogés (géologues, analystes, pêcheurs, politiques) tirent la sonnette d’alarme. Et, in fine, préviennent : les calculs et les projections existants ne permettraient plus d’évaluer correctement les risques futurs, les dangers causés par une surexploitation sans contrôle. Seule certitude ? « On ne sait pas où l’on va. »

Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version)

Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique

Vincent CollenLe 08/12 à 06:05Mis à jour à 14:14

 

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(Cliquez sur la carte pour l'agrandir). - Les Echos

+VIDEO. Le site de production de gaz naturel liquéfié à 23 milliards d'euros est inauguré ce vendredi. Il permet au pétrolier français, actionnaire à hauteur de 20 %, de se renforcer dans les hydrocarbures à bas coût.

C'est une journée historique pour Total, pour la Russie et pour le secteur gazier. Ce vendredi dans la péninsule de Yamal, au Nord de la Sibérie, une première cargaison de gaz naturel liquéfiée (GNL) sera chargée à bord du « Christophe-de-Margerie »,  un navire méthanier brise-glace de 300 mètres de long . Patrick Pouyanné, le PDG de du pétrolier français, inaugure ce projet gazier géant aux côtés du président russe Vladimir Poutine.

Géant, Yamal LNG l'est d'abord par l'investissement nécessaire : 27 milliards de dollars (23 milliards d'euros), l'un des plus importants jamais réalisés pour le gaz naturel liquéfié, même s'il ne s'agit pas d'un record. Total détient 20 % du projet qui est opéré par le russe Novatek, actionnaire à 50,1 %. Le solde du capital est détenu par deux groupes chinois : le pétrolier CNPC et le fonds Silk Road.

 

 

 

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Greenwashing : des entreprises apparemment plus vertes

80.000 pilotis plantés dans la glace

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Le site de production a été construit sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d\'être liquéfié puis chargé sur les navires méthaniers. - Crypt and Share pour TotalLe site de production a été construit sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les navires méthaniers. - Crypt and Share pour Total

Yamal est également hors normes par sa situation géographique, à 600 km au Nord du cercle polaire Arctique. Les installations, qui s'étendent sur deux km2, ont été bâties sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les méthaniers.

Il a fallu construire un aéroport, des jetées pour les navires et un camp pouvant loger jusqu'à 32.000 personnes pendant les travaux . Autre défi, le projet a été financé sans recourir au dollar en raison des sanctions américaines contre la Russie. Total et ses partenaires ont fait appel à des banques européennes, russes et chinoises.

La première ligne de production qui entre en activité pourra livrer 5,5 millions de tonnes de GNL par an. Deux autres lignes doivent entrer en service en 2018 et 2019, portant la capacité à 16,5 millions de tonnes. Le gaz sera acheminé par l'Ouest vers l'Europe. Pour la première fois, les méthaniers pourront aussi emprunter  la route maritime par l'Est , accessible entre juin et novembre. « Cela permettra de relier l'Asie en 15 jours par le détroit de Bering contre 30 via le canal de Suez », explique Mike Borrell, directeur de l'exploration-production de Total pour la Russie.

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Premier projet low-cost pour Total

Patrick Pouyanné en est très fier, le projet a été mené à bien « sans retard et sans dépassement de budget »« C'est rare dans le secteur du GNL », relève Samuel Lussac, analyste chez Wood Mackenzie. La dévaluation de la devise russe a aidé, environ 40 % des investissements étant libellés en rouble. Et Moscou a accordé des exemptions fiscales sur douze ans. « Les actionnaires de Yamal ont surtout fait de gros efforts pour contenir les coûts. Il s'agit du premier grand projet low-cost pour Total », commente Thierry Bros de l'Oxford Institute for Energy Studies. L'investissement nécessaire pour produire un million de tonnes ne dépasse pas 1,6 milliard de dollars à Yamal, contre plus de 4 milliards pour  Ichthys en Australie , un autre projet de GNL plus ancien dont Total est aussi actionnaire.

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Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l\'Arctique

La commercialisation du gaz liquéfié à Yamal est sécurisée : 95 % de la production a été prévendue dans le cadre de contrats sur vingt ou vingt-cinq ans, à un prix indexé sur les cours. « Notre point mort est assuré avec un baril à 45 dollars jusqu'en 2030, à 30 dollars au-delà une fois la dette remboursée », explique Mike Borrell.

Un coup de peinture verte

Un coup de peinture verte qui permet à certains  de s'offrir une bonne conscience climatique à moindre coût : c'est le greenwashing. Et ça marche. 

 

Quand Total et EDF viennent parler climat - Le Moment Meurice ...

Les défis de l'environnement arctique

Le premier acheteur est... Total lui-même. Le pétrolier français n'est pas seulement un producteur de GNL mais aussi un acteur du trading, se hissant au deuxième rang mondial  avec l'acquisition de l'activité amont d'Engie . Novatek et CNPC se sont eux aussi engagés sur des volumes ainsi que le russe Gazprom et l'espagnol Gas Natural.

« Des risques » d'exécution demeurent cependant, en particulier parce que la logistique reste un défi dans « le rude environnement de l'Arctique », souligne Wood Mackenzie. La voie maritime via le détroit de Bering n'est pas éprouvée. « Sa viabilité en tant que route majeure pour le GNL est incertaine », prévient le consultant.

Total n'est pas certain d'être choisi pour la suite

Patrick Pouyanné, le PDG de Total, l'a clairement exprimé : après Yamal, le groupe veut participer à la suite du projet, Arctique 2. « Mais ce n'est pas sûr que Novatek choisisse à nouveau Total. Tout est fragile en Russie... », rappelle un proche des négociations. Dans l'entourage de Leonid Mikhelson, PDG de Novatek, on assure que « tous les jours on frappe à notre porte pour entrer dans le projet ».

Le groupe a besoin de la participation d'une des majors internationales, notamment pour rassurer les marchés. Shell serait sur les rangs. « Ce serait un coup de tonnerre si Novatek ne choisissait pas Total mais Mikhelson prendra le meilleur au meilleur prix », prévient cette même source.

Au coeur des négociations : les apports technologiques, les coûts et... le financement. Pour Yamal, Leonid Mikhelson avait voulu une participation des banques françaises. En vain, à cause des sanctions occidentales contre Moscou.


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