Au Sahel, des guerre interminables

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Le dessous des cartes – L’Afrique dans le maintien de la paix – 8 octobre 2016

 Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary – GorwFilm

Minée par de nombreux conflits, du Mali à la Somalie, l’Afrique est aujourd’hui le théâtre principal du déploiement des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Le Dessous des Cartes se penche cette semaine sur les menaces qui pèsent sur le continent, et surtout sur les réponses apportées par les États africains pour les surmonter.

Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné 

Sahel : la France prête à «renforcer son engagement» (Macron)

La France est prête à «renforcer son engagement» au Sahel dans la lutte contre les groupes terroristes, a déclaré samedi Emmanuel Macron, qui a appelé en parallèle à favoriser la «rapidité opérationnelle» de la force conjointe du G5.

En visite au Niger, «allié et ami», le président français a annoncé une aide supplémentaire de 10 millions d'euros en faveur de la scolarisation des jeunes filles, l'une des priorités du programme de développement impulsé par Mahamadou Issoufou.

G5 SAHEL

 365 jours au Mali

Afrique, LANCEMENT DES OPÉRATIONS DU G5 SAHEL

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Source n NEWS /BURKINA FASO G5 Sahel counterterrorism force explained  by Azad Essa

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Cette enveloppe s'ajoute aux 15 millions d'euros d'investissements déjà consentis par la France en faveur de la politique éducative au Niger. Paris s'est engagé à la mi-décembre à débloquer 400 millions d'euros sur la période 2017-2021 en faveur de Niamey.

Au lendemain d'une adresse aux troupes françaises sur la base de Niamey, où il a partagé avant l'heure un dîner de fête avec des militaires de l'opération Barkhane, Emmanuel Macron, qui était accompagné de la ministre des Armées Florence Parly, a souligné que la priorité restait la lutte contre le terrorisme.

«La France est prête, non seulement à maintenir, mais si besoin était à renforcer son engagement dans la région parce que le combat contre le terrorisme au Sahel est à mes yeux essentiel», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au côté de son homologue nigérien.

«Le combat n'est pas gagné aujourd'hui (...), il est indispensable non seulement de maintenir mais d'améliorer encore notre agilité sur le terrain, d'innover davantage et de concentrer nos priorités sur les régions identifiées comme étant les plus vulnérables», a-t-il ajouté.

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 La France dans le cercle vicieux du Sahel

Engagées depuis cinq ans au Mali, les troupes françaises sont maintenant perçues par la population comme une force d'occupation.

En intervenant au Mali en janvier 2013, les armées françaises ont évité que la capitale Bamako ne tombe aux mains des djihadistes, qui fonçaient sur elle comme le rapace sur sa proie, au volant de leurs pick-up lancés à pleine vitesse. «Serval» a été unanimement saluée. En France mais aussi à l'étranger, on a applaudi une décision politique «courageuse» et rendu hommage à une opération militaire dont l'efficacité et la finesse ont bluffé les responsables militaires américains. «“Serval”? C'est l'opération militaire occidentale la plus réussie depuis la crise de Suez,» s'enthousiasme, encore aujourd'hui, un diplomate très au fait des affaires ...

 Cinq ans après l'opération Serval, al-Qaida gangrène le Mali

ENQUÊTE - Malgré l'intervention militaire française en 2013 dans le nord du Mali, l'insécurité et le terrorisme islamiste ne cessent de se propager, menaçant de briser l'unité d'un État défaillant.

Les commerçants ont verrouillé la porte de fer de leurs échoppes. Le marché central, plaque tournante du négoce, est silencieux. Les chaussées tapissées de sable sont vides. Tombouctou, cité de légendes, est une «ville morte». Calfeutrés dans leurs maisons en terre crue, les habitants suivent massivement un appel à la grève générale lancé par des mouvements de la société civile pour protester contre l'insécurité. Quelques jours plus tôt, un douanier a été assassiné nuitamment. Un meurtre qui s'ajoute à une longue liste de règlements de comptes entre voyous.

Cinq ans après la fin de l'occupation djihadiste, l'ambiance est morose. La population noire, majoritaire, se méfie des «peaux blanches», les Arabes, accusés de tous les maux. Dénués de motivation, les gendarmes venus du sud du pays se claquemurent dans leurs locaux par crainte de se faire trouer la peau. «La symbiose entre les populations que l'on connaissait naguère a disparu. Chez nous, il n'y a que des difficultés. Les autorités de l'État nous parlent d'insécurité résiduelle et d'éléments égarés, mais comment voulez-vous croire à la paix quand des gens sont tués en pleine rue et que nous souffrons de la mauvaise gouvernance?», s'interroge Boubacar Sadek, un adjoint au maire de Tombouctou.

Une étrange faune gravite dans la cité. Les indics des islamistes armés croisent des bandits. Un pouvoir invisible, celui des mafias islamistes, politiques et criminelles, règne sur cette zone grise où des alliances mouvantes sont dictées par les intérêts du moment.

La plupart des chefs qui dirigeaient la ville sous l'occupation d'Aqmi, la branche sahélienne d'al-Qaida ont été éliminés, mais certains poissons - petits ou gros - sont passés au travers des mailles du filet. C'est le cas de Houka Houka. Arrêté en 2013, il dirigeait la justice islamiste à Tombouctou sous le règne d'al-Qaida et procédait à ce titre à des amputations au nom de la charia. Il a été libéré deux ans plus tard dans le cadre des négociations entre le gouvernement et les groupes rebelles non djihadistes. Depuis, le petit juge coupe des membres dans son fief de Zouera et réclame l'ouverture d'écoles coraniques. La déliquescence de l'État pousse une partie des habitants de la région à trouver ses méthodes expéditives peu choquantes. «Certains se disent que face au sentiment d'injustice généralisé la charia a du bon», confirme un journaliste local.

Et qui est vraiment Dina Ould Daya, l'un des chefs du MAA (Mouvement arabe de l'Azawad) et potentat local? S'est-il infiltré dans le système pour mieux poursuivre ses activités de narco et de trafiquant de migrants? Ou s'est-il reconverti durablement dans le business légal? Les avis divergent. En avril 2012, il avait investi Tombouctou aux côtés d'Aqmi ...

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"Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des Etats qui sont aujourd'hui menacés. (...) Nous devons intensifier l'effort", a-t-il déclaré à l'issue d'un réunion internationale près de Paris destinée à accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel composée de soldats de cinq pays de la région.

L’Afrique le monde : l’afrique poudrière terrorisme : L’Afrique offre de nombreuses conditions permettant des opportunités pour les djihadistes de s’y installé. Ainsi selon Géopolitique du sud libyen: une poudrière régionale – Afrique du .diploweb.com en date du 1 févr. 2016, Comment le Sahel est devenu une poudrière – Le Monde … Ainsi selon le monde « La menaceterroriste s’étend en Afrique de l’Ouest sur fond de concurrence entre Al-Qaida et l’Organisation de l’Etat islamique Mais l’article le plus interessant reste l’ENTRETIEN de Serge Michailof : « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières»Pour ce spécialiste de l’Afrique, la démographie, la misère rurale, les fractures ethniques et religieuses, les trafics, les carences des Etats mettent la zone sahélienne sous tension. Face à cette crise, les politiques d’aide de l’Occident se fourvoient ou sont insuffisantes. Cyril Bensimon (propos recueillis) 

Le Mali -  

 

Le Sahel est traditionnellement une zone de transit où le savoir-faire nomade est essentiel. Les routes caravanières du passé (or, sel, esclaves…) permettent aujourd’hui des commerces à la fois licites et illicites entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne, et entre l’océan Atlantique et la mer Rouge. Les frontières, relativement récentes, ne sont pas des obstacles aux nombreux trafics d’armes, de drogue et d’êtres humains. 

De la chute de Kadhafi à la crise du Nord du Mali

 

A la suite de l’effondrement du régime libyen, en 2011, des stocks d’armes ont été disséminés dans le Sahel. Le fragile Etat malien ne contrôle plus la partie sahélienne du pays, prise entre la rébellion touareg et les djihadistes d’Al-Qaida. L’armée française intervient en janvier 2013 avec l’opération « Serval », qui combat les djihadistes du nord du Mali. Les armes libyennes affluent aussi dans le nord du Nigeria où le groupe islamiste radical Boko Haram est actif depuis 2009.

La contagion djihadiste

 Violences en 2016 et 2017

 

 Groupes djihadistes

 

Groupes djihadistes :

GSIM « Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans », né en mars 2017 de la fusion de plusieurs entités dont AQMI

EIGS « État islamique dans le Grand Sahara, mai 2015 »

Ansaroul Islam  né au Burkina Faso, veut se rapprocher de l’EI, fin 2016

Boko Haram  a prêté allégeance à l’EI en mars 2015

Le Mali ne parvient pas à prendre le relais de l’armée française. Les groupes djihadistes se fragmentent, se multiplient et s’installent dans le delta intérieur du fleuve Niger, zone agropastorale en déclin à cause de sécheresses successives. Le Mali devient une plaque tournante pour le Sahel, où se côtoient islamisme radical, banditisme et milices communautaires. 

A l’est, Boko Haram sort des frontières du Nigeria en 2014 et propage sa violence aux pays riverains du lac Tchad. Attaqué, le groupe se replie dans les  marécages du lac et la forêt de Sambisa, difficiles d’accès.

Une réponse africaine qui s’organise difficilement

  Etat-membre du G5 Sahel (depuis 2014)
  Force multinationale mixte, opérationnelle autour
du lac Tchad

 

Groupes djihadistes :

MINUSMA, depuis 2013, mission de l’ONU pour la stabilisation au Mali

Barkhane, depuis 2014, opération française pour soutenir les pays du Sahek dans la lutte antiterroriste

Base de drones américaines

Les opérations internationales au Mali (MINUSMA et « Barkhane ») n’ont pas endigué la violence. Une force militaire regroupant cinq pays se met en place : le G5 Sahel. Cette organisation lance, en novembre 2017, sa première opération, aux côtés des troupes françaises de l’opération « Barkhane », dans la zone dite « des trois frontières ». Paris, qui souhaite se désengager à terme, est le principal soutien de cette force dont les moyens restent limités. Le G5 Sahel s’inspire de la force multinationale africaine créée en 2012 pour combattre Boko Haram autour du lac Tchad.

Rebattre les cartes

Mais les terroristes n’ont pas trop le choix. Ils sont si faibles qu’ils n’ont pas les moyens de couler une flotte ou de détruire une armée. Ils ne peuvent pas mener de guerre régulière. Alors, ils choisissent de faire dans le spectaculaire pour, espèrent-ils, provoquer l’ennemi, et le faire réagir de façon disproportionnée. . Pourtant, en plus des attentats contre les tours, il y a eu ce jour-là deux autres attaques, notamment une attaque réussie contre le Pentagone. Comment se fait-il qu’aussi peu de gens s’en souviennent?

Ces djihadistes ne sont que quelques centaines – entre 500 et 800, selon les estimations – mais ils conservent une capacité à affaiblir des Etats extrêmement fragiles, au premier rang desquels le Mali. Ces combattants ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui continue à maintenir 4 000 hommes dans le cadre de l’opération « Barkhane ».

 À l’instar des terroristes, ceux qui les combattent devraient aussi penser en metteurs en scène plutôt qu’en généraux. Pour commencer, si l’on veut combattre le terrorisme efficacement, il faut prendre conscience que rien de ce que les terroristes font ne peut vraiment nous détruire. C’est nous seuls qui nous détruisons nous-mêmes, si nous surréagissons et donnons les mauvaises réponses à leurs provocations.

Documentaire : « Sahel & Sahara – Connexions »

INFOGRAPHIE Au Sahel, des guerre interminables VISUEL INTERACTIF Xemartin Laborde, Francesca FattoriVéronique MalécotDelphine Papin, Charlotte Recoquillon et Paul Pichot

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'Etat, Le 03 juin 2017 à 12h09 Afghanistan, le prix de la vengeance

05 décembre 2017 Le studio de la terreur

25 novembre 2017 Le Mali

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